Réponse adaptative des poissons

Réponse adaptative des poissons : analyse des répertoires B et T, mémoire immunitaire et vaccins, impact de la température

Analyse des réponses B et T chez les poissons : mémoire immunitaire et vaccins

 La réponse adaptative contre les infections et les bases de la protection spécifique induite sont étudiées dans l'équipe en analysant la diversité des anticorps et des récepteurs de l'antigène des cellules T, chez la truite arc-en-ciel Oncorhynchus mykiss. Le séquençage haut débit permet de décrire en détail la structure des répertoires B et T après immunisation ou infection. Ces approches permettent d'explorer les bases de la mémoire et de la protection induites par les vaccins chez les poissons, et le rôle des réponses publiques, i.e. partagées par une large majorité des individus. L'analyse comparative de ces données avec celles qui sont disponibles chez les mammifères donne aussi des clés pour comprendre l'évolution des réponses adaptatives. L’identification de microstructures associées aux mélanomacrophages, induites dans la rate après immunization, comme sites d’induction des réponses B chez les poissons ouvre de nouvelles perspectives de recherche. Ces structures jouent un rôle analogue à celui des centres germinatifs chez les mammifères, incluant l’hypermutation des gènes d’immunoglobulines) mais les mécanismes de sélection des cellules B exprimant les anticorps de haute affinité pour l’Ag qui expliquent la faible efficacité de la maturation d’affinité, restent à définir. La découverte récente de organes lymphoïdes chez les poissons donne un cadre renouvelé à l’étude des réponses adaptatives à l’échelle de l’organisme entier chez les poissons.

Des vaccins contre le VSHV basés sur des acides nucléiques (ADN et ARN) et formulés en lipo(nano)particules sont testés dans l’équipe en collaboration avec l’IBCP (Lyon). Les corrélats de protection sont caractérisés à différents niveaux (titres Ac spécifiques de l’Ag, titres neutralisants, composition des répertoires d’Ig, …). La localisation et la composition clonale des réponses induites est comparée avec celles qui suivent une vaccination par infection avec un virus (VSHV) atténué.

   Principaux projets et collaborations 

   Ces approches ont été développées grâce à de nombreuses collaborations. Les plus marquantes et durables comptent : les équipes de d’E Ferrandiz et A Six (Univ Paris 6), T Mora et A Walshak (ENS), F Cazals (INRIA), S Fillatreau (INEM), O Sunyer (Univ Penn, USA), O Evensen (Univ Oslo, N), et A Krasnov (NOFIMA, N)  pour les analyses de répertoires immunitaires; la compagnie Adjuvatis de B Verrier (Lyon) pour les stratégies de vaccination ADN/ARN.

 Sources de financements :  INRAE (département Santé Animale), Agence Nationale de la recherche, Communauté Européenne (Projets Aquafaang, Vetbionet, Aquaexcel).